

Commission Nationale de l'Energie

CNE / Planification stratégique Énergétique
QUELQUES RESUMES EXECUTIFS DES ETUDES REALISEES PAR LE DEPARTEMENT DES HYDROCARBURES
1. Etude préliminaire d’implantation d’une usine de production d’acide sulfurique à Luena dans la province du Haut-Lomami
Le projet sous examen vise à établir une capacité de production industrielle d'acide sulfurique à Luena dans la Province du HAUT-LOMAMI, à partir des ressources minières importantes et du potentiel énergétique local.
La mise en œuvre de son implantation sur site tire ses justifications, notamment par la disponibilité locale de matières premières, à savoir le soufre et les minéraux associés, en vue d’en réduire les coûts d'importation et renforcer la chaîne de valeur minière.
L'étude préliminaire a évalué la faisabilité technique, économique, environnementale et sociale du projet dans un contexte marqué par des défis logistiques importants liés à l'éloignement et à la qualité des infrastructures régionales.

L'intégration sociale et les consultations avec les communautés locales ont identifié des attentes en termes d'emplois, de développement économique local et de mesures de sécurité industrielle.
Le projet s'inscrit dans une démarche de développement durable, visant à maximiser l'impact positif sur l'économie régionale tout en minimisant les risques environnementaux. Un plan d'action détaillé et un budget prévisionnel ont été élaborés pour les étapes d'ingénierie, de financement et de construction.
Cette étude préparatoire permet de définir un cadre clair, comportant un budget prévisionnel, un calendrier d'exécution, ainsi qu'une première analyse des risques techniques et environnementaux. Elle sert de base à la décision d'investissement et à la préparation des phases détaillées de conception et de financement.
La substance de l’étude met en relief la viabilité du projet d'implantation d’usine d'acide sulfurique à LUENA dans la Province du HAUT-LOMAMI, ainsi que les conditions à réunir pour sa mise en œuvre réussie, en combinant l’innovation technique, la responsabilité environnementale et l’engagement social.
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3. Données des centrales thermiques de la RDC récoltées par les Représentations Provinciales de la CNE en Mai 2024
Ce document rassemble une panoplie de données d’approvisionnement en produits pétroliers des centrales thermiques de la RDC en vue de l’identification des difficultés y afférentes. Il s’agit notamment des données relatives à la localisation des lieux d’implantation de centrales thermiques, leurs spécificités techniques, les types de carburants et lubrifiants utilisés, les fréquences de fourniture de l’électricité, les coûts de consommation de l’électricité produite, les populations bénéficiaires, les perspectives d’avenir pour transformer les actuelles centrales thermiques en centrales hybrides diesel- solaire, etc.
2. ETUDE PRELIMINAIRE DE PRODUCTION DE L’OXYGENE MEDICAL POUR DES SOINS HOSPITALIERS A KINSHASA
Face à la pénurie chronique d'oxygène médical accentuée par la pandémie de COVID-19, une initiative majeure a été lancée pour établir des unités locales de production à Kinshasa, notamment aux Cliniques Universitaires de Kinshasa (CUK), à l'Hôpital Général de Référence (HGR), ex Hôpital Mama Yemo, au Centre Hospitalier Universitaire Renaissance de Kinshasa (CHUR), à l’Hôpital de l'Amitié Sino-Congolaise (HASC) de Ndjili et à l’usine Oxygaz RDC à Limete.
Analyses préliminaires ont souligné entre autres :


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une forte demande en oxygène médical dans les établissements de santé de la capitale et la nécessité d'une production locale pour pallier les ruptures d'approvisionnement et les coûts élevés liés à l'importation et au transport ;
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les équipements robustes, intégrant des générateurs pour pallier les fréquentes coupures d'électricité, garantissent une production stable ;
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les bénéfices attendus en termes de disponibilité, de qualité améliorée et de réduction des coûts pour les patients et les structures sanitaires.
Cependant, les principaux risques opérationnels pour une unité de production d'oxygène médical à Kinshasa sont les suivants :
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Les coupures fréquentes d'électricité : le réseau électrique local est souvent instable, ce qui peut interrompre la production. Pour y pallier, l'unité est équipée de générateurs de secours assurant une continuité d'alimentation électrique ;
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La qualité et la pureté de l'oxygène produit : il est crucial de maintenir une pureté certifiée (entre 92% et 96%) pour garantir la sécurité des patients. Cela nécessite une maintenance rigoureuse des équipements et un contrôle qualité permanent ;
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Aspects logistiques et approvisionnement des établissements sanitaires : avec une demande importante concentrée dans la capitale, une bonne organisation logistique est nécessaire pour l'acheminement des bouteilles aux centres de soins périphériques ;
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Programmes de formation continue pour le personnel sur la sécurité et les bonnes pratiques de manutention : mise en place de procédures rigoureuses de maintenance et d'intervention rapide sur les équipements.
Grâce à ces mesures, l'unité d'oxygène médical à Kinshasa vise à garantir une production fiable, sécurisée et continue, répondant aux besoins critiques de santé publique dans la ville et ses environnants.
Ce projet est donc un jalon important pour renforcer le système de santé de Kinshasa, améliorer la prise en charge des patients en détresse respiratoire et préparer la ville à faire face à de futures urgences sanitaires. Il ouvre la voie à la multiplication des unités similaires dans d'autres régions du pays.
La production et la distribution d'oxygène médical à Kinshasa respectent désormais des normes de qualité afin d'assurer une oxygénothérapie sûre et efficace au bénéfice des patients.
Ainsi, avec l’implantation des unités locales de production d’oxygène médical, le coût d’une bouteille, autrefois vendue à 10 USD par les fournisseurs privés, revient actuellement à environ 7,5 USD pour les services hospitaliers comme la réanimation.
Quant au financement de l'usine de production d'oxygène médical à Kinshasa avec un budget de 3,6 millions de dollars américains, plusieurs scénarios et options de mobilisation peuvent être envisagés Il s’agit de :
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Financement public et international
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Appui de donateurs internationaux comme l'OMS, UNITAID, la Banque mondiale, le Fond Mondial (FM) et des ONG spécialisées qui ont déjà soutenu des projets similaires en RDC.
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Subventions directes des gouvernements nationaux et locaux dédiées à la santé publique et à la lutte contre les urgences sanitaires.
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Partenariats public-privé (PPP)
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Collaboration entre l'État congolais, les institutions hospitalières et des entreprises privées spécialisées pour répartir les risques financiers et opérationnels, tout en garantissant la durabilité économique.
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Mobilisation de fonds auprès d'ONG et fondations philanthropiques
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Recherche de partenariats avec des fondations internationales ou organismes caritatifs investissant dans le renforcement des infrastructures hospitalières en zone à ressources limitées.
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Redevances sur la vente de l'oxygène médical
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Mise en place d'un modèle économique garantissant la récupération progressive des fonds par la vente à prix accessible de l'oxygène aux établissements de santé.